Blida est un foyer culturel ou plusieurs genres artistiques coexistent, une ville dite d’art et de traditions, plusieurs personnalités ont pratiqué si correctement le chaabi, el hawzi, le théâtre et même le cinéma. La ville où tout les arts se mélangent et s’assemblent.
Blida qui est connue pour sa musique andalouse et même pour le chaabi on retrouve le cèlebre, Rabah Driassa, un artiste peintre, compositeur et surtout interprète algérien de la musique populaire, du hawzi et du sahraoui né à Blida en 1934. Il est connu vers les années 1960 à 1980 avec de nombreuses chansons qui restent des chefs-d’œuvre dans le domaine, telles que Aatilou Zalamit, Hizia, Nejma Katbia, El Goumri, El Aouama et tant d’autres qui ont marqué la musique algérienne dans les années 1960 et 1980. Il est le neveu de l’artiste défunt khelifi Ahmed.
D’un autre côté il y a le célèbre Abdelkader Guessoum, né le 12 avril 1946 à blida, et mort le 12 juillet 2010. Il jouait du Ney, pipo et de l’harmonica déjà à l’age de 8 ans. Il constitue en 1966 son premier orchestre.
Il fut présenté pour la première fois, en 1966 à la radio par Rabah Driassa et ce fut un essai raté. Il revient sur la scène qu’en 1969, à l’occasion du festival de la chanson châabi où il obtient le premier prix. En 1974, il enregistre deux 45t.
Guessoum forgera son propre genre à partir de la structure andalouse hawzi et chaâbi dans le style EL-ANKA.
Sans oublier la grande Seloua, de son vrai nom Fettouma Lemitti, née à Blida, elle débute sa vie artistique en 1952 comme animatrice dans une émission enfantine à Radio Alger.
C’est qu’en 1960 que Missoum qui venait de lancer un nouveau genre de chanson rénovant complètement la chanson algérienne et qui cherchait des interprètes, fit la connaissance de Seloua. En 1964, elle partit pour une longue tournée dans les pays arabes où elle fut accueillie comme l’ambassadrice de la chanson algérienne.
Chanteuse du moderne, voulant continuer la tradition inaugurée par Cheikha Yamna et Fadéla Dziria, l’incontestée du Hawzi, Seloua, devient une grande dame de la chanson algérienne.
Dans le côt é cinématographique, la célèbre Keltoum, nom d’actrice d’Aïcha Adjouri, est une actrice algérienne, née le 4 avril 1916 à Blida, et morte le 11 novembre 2010 à Alger.
Figure du théâtre et de cinéma, elle avait toujours été attirée par la danse et le théâtre. C’est Mahieddine Bachtarzi qui la découvrit à Blida, en 1935.
Elle y fit ses débuts dans La Septième Porte Svoboda. En 1952, elle reprit le rôle de Desdémone dans Othello de Shakespeare, traduite en arabe par Ahmed Toufik El-Madani.
En 1963 elle reprit ses activités artistiques avec le TNA jusqu’à sa retraite. Son vrai premier rôle, elle le joua dans la pièce de Bachtarzi, Mariage par téléphone, en compagnie de Rachid Ksentini. Elle joua dans plus de soixante-dix pièces de théâtre et dans au moins une vingtaine de films, enregistra cinq disques avant 1962; Elle fit une dernière apparition aux côtés de Rouiched dans El Bouwaboune (1991).
De grandes personnes qui ont marqué l’art algérien, et qui ont un point en commun, c’est bien leur ville natale, Blida. Une ville artistique qui gardera ce cachet si spécifique.



